Nouvelles données sur les ateliers de potier médiévaux de Sevrey-Les Tupiniers

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Nouvelles données sur les ateliers de potier médiévaux de Sevrey-Les Tupiniers

Message  Invité le Jeu 6 Déc - 13:56

Anne Delor-Ahü, Olivier Simonin et Anne Legros
Sevrey « Les Tupiniers » (Saône-et-Loire) : données nouvelles sur les ateliers de potiers médiévaux

Résumé:

Implanté à 5 km au sud de Chalon-sur-Saône, le village de Sevrey a, pour ses productions céramiques du Moyen Âge, tôt mobilisé l'attention. La réalisation en 2003 d'une intervention préventive au lieu-dit « Les Tupiniers » renouvelle l'approche de ce centre potier. Attribuables au haut Moyen Âge, les premières installations reconnues renvoient à une activité relevant de petites entités dispersées. Témoignant d'une occupation continue entre le 2ème tiers du VIe siècle et le VIIIe siècle au plus tard, trois bâtiments bordés de riches fosses-dépotoirs ont pu être identifiés. L'étude de l'unique four conservé pour cette phase montre une structure simple, réalisée par creusement. La chambre unique présente deux reliefs réservés, destinés à assurer la circulation des gaz chauds sous la charge à cuire. Après un court abandon du secteur étudié, abandon qui ne peut être immédiatement assimilé à une interruption de l'activité de Sevrey, la production s'inscrit dans un cadre radicalement modifié. Les nombreux bâtiments identifiés, installés en bordure d'un axe routier assurant un débouché direct sur la Saône et la zone d'embarquement de Port Guillot, montrent concentration et fixation des structures de production. L'idée d'un véritable quartier artisanal s'impose. Actives du IXe au Xe siècle, les installations s'organisent autour d'une zone dévolue aux cuissons. Cinq fours à chambre unique se superposent, montrant une solution originale de surélévation des charges à cuire. Un ensemble de vases retournés assure ici répartition et circulation des gaz chauds. Le mobilier de la première phase, cuit en mode oxydant, présente une grande homogénéité typologique avec notamment un groupe de quatre formes récurrentes définissant le « service bistre ». La seconde phase s’illustre quant à elle par un répertoire bien moins varié, cuit en mode réducteur, se résumant à une série de formes fermées et à quelques formes ouvertes parfois identifiées à l’unité.

Lien:

http://rae.revues.org/444#tocto1n1

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